Discussion du 18 avril: ClavEd et politique

Alors que les discussions des prochaines semaines se préparent, la question se pose pour la première fois, à notre connaissance : quelle place pour les « débats politiques » lors des ClavEds?

Parce que liée au bien commun et à la responsabilité de l’État, l’éducation est (aussi) une question politique. Comme « espace d’échange et de réflexion sur des pratiques, des outils et divers enjeux liés à l’éducation », le ClavEd aborde plus ou moins directement cette dimension dans la mesure où certains sujets proposés par la communauté sont aussi l’objet de débats publics. Pensons, notamment au Québec, à la hausse des frais de scolarité, à l’implantation de l’anglais intensif en 6e année ou à l’évaluation des enseignants. Si la participation d’intervenants engagés dans ces débats (politiciens, représentants de syndicats ou d’associations, membres de groupes de pression, etc.) pourrait nourrir la réflexion, on peut aussi se demander s’il n’y a pas là un risque que le ClavEd soit mis au service – ou perçu comme tel – de la diffusion d’une position partisane particulière.

Le ClavEd est un espace ouvert et collaboratif, appartenant à la communauté qui lui donne vie par sa participation et son animation. À ce titre, il n’a ni orientation éditoriale ni charte définissant son « membership ». Seuls l’intérêt pour les questions éducatives et la formule de discussion lient les membres de la communauté ClavEd. La richesse et la pertinence des rencontres tiennent pour une large part à la diversité des points de vue et des regards sur les questions discutées. Comment alors s’assurer que le ClavEd joue pleinement son rôle et demeure cet espace ouvert d’échanges et de discussions reflétant la diversité des intérêts et des préoccupations des édutwitters?

Ainsi, l’enjeu ne semble pas tant de réguler la participation (ce qui est de toute façon techniquement impossible), mais de se donner des conditions favorisant le dialogue et l’échange. De manière concrète, une personne engagée au sein de groupes défendant une position particulière (partis politiques, syndicats, associations, institutions, etc.) sur le sujet traité peut-elle animer le ClavEd? Souhaitons-nous solliciter la participation de politiciens, de militants, de leaders d’opinion? Si oui, à quelles conditions? Est-ce que l’attention à des débats politiques locaux saura intéresser les participants d’une autre région de la francophonie? De manière générale, quels principes devraient guider l’animation (choix du sujet, échanges, suivis)?

Animé par Emmanuelle Erny-Newton (@EmmanuelleEN) mercredi 18 avril 2012, 12h (EST), 13h (ATL), 18h (EU).

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