«Tu m’fais flipper!» – Discussion du 16 mai

Le mercredi 16 mai 2012, à 12h00 (EST), 13h00 (ATL), 17h00 (Europe), une discussion #ClavEd portera sur le phénomène grandissant en éducation, celui de la pédagogie inversée (aussi connue sous les termes classe renversée ou flipped classroom).

D’abord développée en 2007 aux États-Unis par un enseignant de chimieau secondaire/lycée, cette façon d’organiser les activités d’apprentissage

Le Prezi de l’enseignante Annick Arsenault Carter.

se caractérise essentiellement par l’inversion de la leçon de l’enseignant avec les devoirs à la maison : les vidéos de la partie magistrale/présentation de l’enseignant sont visionnées par l’élève à la maison, et le suivi plus individualisé ainsi que l’engagement des élèves dans des travaux se fait en salle de classe.

Et si c’était aussi simple…

Les enseignantes et enseignants qui s’engagent dans cette approche auront vite fait de remarquer les efforts requis pour la préparation visuelle et la narration des éléments médiatiques présentés à l’élève sur le wiki de classe ou autre portail. Comment assurer une forte valeur et pertinence pédagogique? Comment aborde-t-on les questions d’iniquités d’accès à Internet à la maison? Comment ensuite doit-on gérer et mener à bien le temps en salle de classe? Comment faire tout ceci sans se questionner sur son approche pédagogique? Et la rétroaction, l’évaluation?

Nous pouvons aujourd’hui suivre ces péripéties d’enseignants qui relatent leur aventure renversante : Éric Noël, Annick Arsenault-Carter, pour ne nommer que ceux-ci. De plus, le cyberespace en éducation regorge d’articles, de billets et de points de vue.

Et vous? Qu’en pensez-vous? Le jeu en vaut-il la chandelle? Quelles sont les considérations de base à ne pas perdre de vue? Qu’en pensent les élèves?

Joignez-vous donc à ce ClavEd spécial pédagogie inversée animé par Jacques Cool (@zecool), ce mercredi 16 mai 2012 à 12h00 (EST), 13h00 (ATL), 17h00 (Europe).

Texte de Jacques Cool (@zecool)

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6 commentaires

  1. Ah, quelle bonne idée! Dommage que je ne pourrai pas participer! Je serai en classe en train de flipper! Je vous souhaite de bons échanges et partages. Les suivis de cette discussion m’intéressent beaucoup. Au plaisir, Annick

    1. D’ailleurs, nous pouvons nous permettre de souligner aux lecteurs votre très intéressant billet à ce sujet : http://annickcarter1.wordpress.com/2012/04/23/a-la-decouverte-de-la-pedagogie-inversee-le-pourquoi/

  2. Il est à noter qu’il sera 18h dans plusieurs pays d’Europe. À ma connaissance, il sera 17h par contre en Grande-Bretagne et au Portugal 😉

  3. Bonjour,

    Je suis actuellement enseignante en France, en lycée professionnel (formation industrielle) et à partir de septembre 2012, enseignante en IUT Génie Mécanique et Productique à Bordeaux.

    Jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu la chance de pouvoir mettre en place un environnement et une organisation scolaire très confortable qui nous ( l’équipe, les élèves et étudiants) a permis de pratiquer une démarche de projet :
    – travail en équipe pédagogique poussé,
    – petit groupe (8 à 12 élèves),
    – beaucoup d’heures de projet (10 par semaine pour les BAC PRO et 20 pour les BTS),
    – des heures d’affilé importantes sur une même journée (6 h pour les BAC PRO, et 8 pour les BTS)
    – un regroupement de matières (mécanique, productique) qui permet une approche globale des compétences,
    – un suivi de nombreux élèves sur 4 ans (2+2) de formation.
    – l’intégration d’élèves en situation de handicap à partir de l’année prochaine (cette année, seulement sur des périodes de stages de 1 à 2 semaines pour évaluer les difficultés rencontrées)
    – …http://lesartsoutilles.jimdo.com/veilles/

    L’année prochaine, la situation d’enseignement va beaucoup changer : les enseignements semblent, pour l’instant, plus cloisonnés, les interventions auprès des élèves plus brèves, et un emploi du temps qui laisse beaucoup moins de marge de manœuvre pour organiser ses enseignements de manière constructives pour l’étudiant.

    Je suis très intéressée par la classe renversée et je suis ravie que vous organisiez cet échange.

    Pourquoi, je m’y intéresse ?
    J’ai l’impression que de pratiquer la classe renversée est dans la continuation de « la philosophie pédagogique » que je pratique depuis 7 ans.
    J’ai l’impression que cela serait un bon moyen de s’affranchir un peu de la contrainte liée aux séances de travail courtes (en IUT) en rentabilisant les heures en présentiel.
    J’ai l’impression que cela me permettrait de rendre mes futurs étudiants actifs ! (ce que je connais aujourd’hui ! C’est pas moi qui bosse, c’est eux !) et pas passifs à m’écouter parler en cours magistral et à remplir des docs pré-remplis en TD ou TP.
    J’ai l’impression que cela me permettrais de plus lier :
    – leurs moments de projets (institutionnellement défini par le référentiel) et à horaires bien définis
    – aux heures fléchées sur l’emploi du temps « CM », « TD » et « TP » que j’aurais à assurer.

    Ma veille de ces dernières semaines sur le sujet, m’ont beaucoup appris sur les avantages, les manières de faire, … Maintenant, je voudrais tenter de repérer quelques difficultés qui seront à résoudre pour pouvoir agir en conséquences (mieux vaut prévenir que guérir).
    – Dans le supérieur, en particulier en France, les élèves ne connaissent qu’un seul type d’organisation scolaire très classique (cours, TD, TP, évaluation) (à part quelques heureux chanceux), est ce un réelle difficulté de leur faire adhérer à ce genre de pratique ?
    – Faut-il mettre en place un « plan stratégique » poussé (sur le premier trimestre par exemple) pour les amener à « jouer le jeu » de la classe inversée ?
    – Existe-t-il une expérience en IUT ? à Bordeaux ?
    – Est ce possible de « flipper » sa classe quand les autres collègues pratiquent eux de manière classique ?
    – Quels seraient les moyens (logiciels, outils internet) pour bien débuter ? (disons une sorte de Package du prof débutant en flipping classroom qui lui permettrait de commencer sur de bonnes bases avant de choisir ses propres outils au fur et à mesure de son apprentissage)
    – Quels sont les précautions à prendre vis à vis des parents (dans le supérieur c’est peut être pas nécessaire), du responsable de formation ?
    – Est-il judicieux de s’appuyer sur les moyens mis en place dans les université pour les TICES (ENT ou autre) ? ou bien est ce souvent trop rigide et il est plus pratique de mettre en oeuvre ses propres outils ?
    – Existe-t-il des expériences en liaison avec le handicap ?

    Voilà un peu mon questionnement actuel. Je serai très à l’écoute de vos expériences respectives mercredi qui, j’en suis sûre, apporteront beaucoup d’eau à mon moulin.
    A mercredi donc.
    Valérie Marty

  4. Bonjour,

    Bonne initiative ! Nous serions ravi de participer à votre clavardage afin d’y apporter notre point de vue de producteur de contenus et de plateformes e-learning.

  5. […] une dynamique de classe inversée dans ses cours. Qu’est-ce que c’est ? Allez lire le billet de Jacques Cool (@zecool) écrit en préparation au ClavEd du 16 mai dernier ou le résumé de Simon […]

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